Citation
Nous attendons tous avec impatience d’être en retraite. Une fois que nous y sommes, ils nous restent à attendre la mort. Andre MorteauLe coeur à l’envers
Comme une photo jaunie, au grenier retrouvée,
Comme la caresse du vent, sur la peau oubliée,
Comme l’odeur du passé, de l’enfance si chère,
Tu es venu, ami, mettre mon coeur à l’envers.
Car un soir de hazard, dans ma vie tu réapparus,
Comment est-ce arrivé? Tu avais disparu,
Me laissant pour présent, ton coeur et ton âme purs,
Pour m’aider, disais-tu, à panser mes blessures.
Au fond de moi, je les avais enfouis,
Réserve de chaleur pour les soirées de pluie,
Quand le coeur plein de larmes s’emplit
Et part à la recherche du Petit Prince d’Exupéry.
Face à face comme jadis, ton regard est le même.
Le temps n’a rien changé, seule la vie nous entraîne.
Doucement tu t’en iras, avec regrets et rêves déçus,
Car notre étoile nous a menés sur une voie sans issue.
Alors, comme une photo, dans mon coeur je te rangerais,
Comme la caresse du vent, parfois je te sentirai,
Comme l’odeur du passé, souvent je te chercherai,
Car mon coeur à l’envers, ami, longtemps je te garderai.
André Morteau
La couleur de l’autre
Un jour, un beau matin, un chat vit une rose.
Les yeux pleins de sommeil, il devine la chose.
Il l’observe de loin, puis enfin de plus prés,
Il s’en approche tant qu’il en devient distrait.
La rose, elle, se pâme, coquetterie timide.
Sa longue tige droite, ses pétales humides,
Font de cette dame la reine des jardins.
Ô ! Princesse du jour aux cent mille parfums!
Le chaton l’effleura, lui caressa l’échine.
La rose s’en émut jusqu’au bout des racines.
Puis elle se pencha vers le félin docile,
Embrassa tendrement son museau si fragile.
Le chat ne fit qu’un bond, un vrai saut de chat-pître.
Quelle ne fut sa surprise quand il vit dans la vitre
Que son nez noir et blanc avait pris la couleur
De la fée du bonheur, du rose de la fleur.
Croyez-vous que je rêve ou bien que je délire ?
Mais le chat et sa rose c’est un peu notre histoire.
On se voit, se côtoie, on s’aime et se désire,
Tant et bien qu’eau beau jour, pour se vêtir d’espoir.
On quitte cette amure, celle qui est la nôtre,
On enlève la peur pour la couleur de l’autre.
André Morteau
Quelle famille !
Monsieur Couteau
A mal au dos,
A peur de tomber sur un os.
Madame Fouchette
A mal à la tête,
Elle n’ira pas à la fête.
Et bébé Cuillière,
Lui, est en colère,
Car son père et sa mère
Lui ont dit, << pas de dessert ! >>
Quelle tristesse chez les assiettes
Et les verres ! Monsieur Couteau,
Madame Fourchette et leur bébé
Ne viendront pas pour le couvert.
André Morteau
Réponse à Satan
Réponse à Satan
Je n’aurais pas voulu que tu viennes t’asseoir
Dans ce jardin en fleurs, auprès de ma maison,
Ni à la source claire au fond de ma mémoire
Boire un peu de mon âme et mettre ton poison…
Tes ondes maléfiques ne viendront pas m’atteindre,
Malheur à toi Satan qui voudrait que le mal
M’endorme peu à peu et toujours sans me plaindre,
J’accours sans fin vers toi et à chaque signal…
Ton ombre souveraine, voudrait que je l’écoute !
Tous ceux que je protège, je ne peux les trahir
Ils croient au bien suprême, par moi, sans aucun doute
Même si mon coeur saigne il ne peut t’obéir…
Poursuis donc ton chemin et d’autres persécute
Moi, je ne te dois rien, je ne te suivrai pas
Démon de l’impatience, diable de la culbute
Mon âme m’appartient, jamais tu ne l’auras.
André Morteau
Visages
Je l’ai rêvée prêtresse
Dans des mondes antiques, engloutis.
Impassible, elle priait dans le temple,
Drapée de pureté
Et d’un mutisme immaculé.
……….
Je l’ai rêvée prophétesse,
Elle était le nouvelle Pythie
Que d’ignorants visiteurs contemplent.
Immobile, au milieu de fumées,
Sur l’Invisible se fixe son regard médusé.
……….
Je l’ai rêvée poétesse
Sur cette île de légende
Qui ne cachait que des sylphides.
Sur les cordes de sa lyre, ses mots dansaient
Pour séduire ces cœurs vierges et sucrés.
……….
Je l’ai rêvée sorcière,
Ses flammes de cheveux flottaient dans la nuit
Pour épouser l’irrésistible lune rousse.
De fantômes envoûtés elle était la reine,
Dans ces plaines où les vents se déchaînent.
……….
Je l’ai rêvé déesse
Pour qu’elle m’entende et descende
De son paradis vers moi si timide.
Pour lui dire combien je l’adorais,
Je me serais brulée à son aura sacrée.
……….
Je l’ai rêvée enchanteresse
D’un royaume dont je connaîtrais le chemin.
En secret, je boirai son philtre d’amour,
Oublier le temps, voleur d’ombres…
Rester dans sa retraite secrète et sombre.
………
Je l’ai rêvée diablesse,
A moitié nue dans des draps de satin
Noir… assoiffée d’amour,
Elle me boirait jusqu’à la tombe
Et me laisserait dès que l’aube retombe.
………
André Morteau
Discussion sur YouTube – Christophe Mae – Maman
Pour toi maman, je t’aime, ton fils
Poésie
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Poésie
Au clair de certaines lunes, La plume trace des cygnes. Parfois une étincelle opportune Anime le fil des rimes.
Le silence des voix muettes Délivre le message essentiel Et frissonne sous la caresse La page à la courbe charnelle. Des mots se suivent, se mélangent Comme des perles qu’on enfile, Liant le cours des eaux changeantes Que féconde l’instant subtil.
La déchirure du plaisir, D’oû naît le fruit de l’écriture, Se referme dans un soupir Aux portes des raisons obscures.
André Morteau |
Ce que coûte une vie
Je voudrais mourir juste un p’tit coup,
Le temps d’une semaine, et puis renaître après coup
Car il faut bien dire que quand même ça vaut le coup
Savez-vous ? car la vie a un coût, le coût de la vie,
Que ça s’appelle, l’ennui c’est que tout augmente
Et le coût de la vie, surtout.
Ah oui, vous savez ça aussi, et tout comme moi

Ca vous lamente, et vous désespère
Ca coûte de plus en plus cher pour vivre…
Pourtant du temps d’Adam, ça ne coûtait pas un cent.
Seul l’âme était négociable et ce fut bien le diable,
Qu’elle se soit vendue, c’est depuis ce temps
Que les gens se damnent a acheter le temps
La vie coûte tant, le temps coûte tant.

Le tant de la vie, le tant du temps, le meilleur temps.
Ca va s’en dire, celui de vingt à soixante ans,
Le temps où la vie est la plus monnayable
Le temps d’un adulte responsable.
Qui passe son temps a vendre son temps
A l’acheter ou le voler, mais jamais à le prendre,
A prendre son temps tout simplement.

Comme le faisait Adam, a l’aube des temps,
Ne coûtait pas un cent, le coût de la vie,
C’est le prix que l’on paye pour l’avoir mal conçue, la vie.
Je voudrais mourir, juste un p’tit coup,
Le temps d’une semaine, c’est le temps
Qu’il faut paraît-il, pour faire un monde ou le refaire.
Refaire la vie et s’en satisfaire…
André Morteau


Amis sincères
Amis sincères.

Quelques pièces dans ma poche,
Même pas de quoi me payer un demi.
Des fois je trouve la vie moche
Et la société bien pourrie.
A quoi bon parler d’amour
Quand le mal nous entoure ?
A quoi bon écrire des poèmes
Quand personne ne vous aime ?
Ce matin je suis heureux,
Ma solitude est rebaptisée liberté.
On verra plus tard pour vivre à deux,
Je suis riche d’espoir réinventé.
J’ai pris la route sous le soleil
Qui vient à peine de se lever.
Un chant d’amour à mes oreilles,
Les oiseaux chantent par milliers.
Je suis riche des ors rutilants
Que l’automne aux branches a accrochés.
Je suis riche des millions de diamants
Eparpillés dans l’herbe par la rosée.
Quelques pièces dans ma poche,
Même pas de quoi me payer un demi.
Mais la vie n’est pas si moche,
J’oubliais tous mes amis.
J’ai envie de parler d’amour
A tous ceux qui m’entourent.
J’ai envie de lire mes poèmes
A tous ceux qui m’aiment.
André Morteau
La nuit.
La nuit

La nuit, comme une tache d’encre,
La nuit coule dans mes yeux.
Elle peut couler tant qu’elle veut,
Elle ne me fait pas peur
Parce qu’elle est belle.
La nuit, moi je l’aime !
Quand elle est à l’ombre, près du feu,
C’est un gros chat gris
Qui vole des étincelles
Pour les mettre dans le ciel.
La nuit, je rencontre le poème.

André Morteau
J’ai rêvé

J’ai rêvé d’un oiseau doré
Volant dans le ciel étoilé
Dans son plumage il m’emportait
D’où jamais je ne reviendrais.
C’était un endroit merveilleux
Caché sous la voûte des cieux
<< Le pays des enfants heureux >>
Etait écrit à l’encre bleue
Sur un nuage vaporeux.
L’oiseau doré m’a déposé
Sur les marches d’un escalier
Qui s’enfonçait dans une forêt
De sucre d’orge et de beignets.
Des enfants s’y promenaient
Jouaient, couraient, sautaient, riaient
Des papillons multicolores
Butinaient d’immenses fleurs d’or.
Des parfums de sucre de canne
Des musiques envoûtantes,
Du sable doux, de grandes lianes
Surgissaient à marée montante.
J’étais si bien, c’était si bon
Que la banquette de salon
Devenue étroite pour moi
Sur le tapis me jeta.
C’était fini… Un si beau rêve…
Retrouverai-je ce pays ?
Je vous en prie, dites-moi oui :
Je veux rêver encore un peu.
André Morteau
Solitude
Solitude.

Il y a, chez moi, des murs.
Il y a une porte qui ferme et s’ouvre.
Il y a l’ennui et la solitude.
Il y a la monotonie des jours qui se ressemblent.
Il y a le temps qui semble ne pas passer.
Il y a le ciel à travers les carreaux.
Il y a, très loin, la mer et le sable.
Il y a encore plus loin des pays que je ne connais pas.
Il y a peut être, à l’infini, un monde meilleur.
Il y a une maison dans laquelle j’ai fait le tour du soleil.

André Morteau
Gériatrie
Gériatrie
On a trouvé de bien grands mots
Pour que les vieux, loin de l’oubli,
Pensent que l’on soigne leurs maux,
Quand trône au-dessus de leur lit,
En noir, sur un petit panneau,
Ce mot pesant, << Gériatrie >> .
Ils n’entendent plus bien les mots,
Ils ont perdu de leur esprit,
Le temps pigmente un peu leur peau
Et les couvre de cheveux gris,
Les vieux qu’on met sous un panneau
Où l’on a écrit << Gériatrie >> .

La solitude vient en cadeau
Quand ils sont sourds et qu’ils sourient,
L’infirmité est leur fardeau,
Ils font croire qu’ils ont compris,
Ne tombant pas dans le panneau
Où l’on a écrit << Gériatrie >> .
Alors, ils vont courbant le dos,
Portant l’odeur de leur pipi,
Sourire à ceux qui sonnent faux
Et qui les laissent dans l’oubli,
Sous la noirceur de ce panneau
Où l’on a écrit << Gériatrie >> .
Ils déraisonnent et c’est tant pis !
Leur cœur pourtant est toujours beau
Et il résonne à l’infini.
Mais le cœur des vieux est sans écho
Quand on les met sous un panneau
Où l’on écrit << Gériatrie >> .
La vie leur tire le rideau,
Tout doucement, sans faire de bruit,
Disant au monde que c’est beau
D’attendre la dernière nuit
Où l’on est seul face au panneau,
Quand on meurt en << Gériatrie >> .
André Morteau
Souviens-toi
Souviens-toi.
Souviens-toi, nous marchions tous les deux,
Au soleil et sous un ciel bleu,
Sur la même voie et, devant nous,
Sautillaient nos petites aux regards si doux.
Parfois nous rencontrions des pierres ou des cailloux,
Que nous repoussions du pied par petits coups,
Ou bien éclatait un orage un peu dangereux,
Dont le tonnerre nous rendait soucieux.
Alors, la pluie inondait notre route,
Mais nous passions à travers les gouttes.
Le beau temps revenait nous enchanter,
Et nous étions heureux, sans nous vanter.
Alors, pourquoi as-tu lâché ma main ?
Pourquoi as-tu pris cet autre chemin ?
Un chemin oblique que tu pouvais éviter,
Est-ce que quelqu’un t’y a invité ?
Et moi, je ne peux plus me diriger,
Mon cœur dans la douleur s’est figé.
Attendez mes petites, nous devons rester unies,
Car un oiseau s’est envolé du nid.
Là où il est parti, il fait noir,
Nous pouvons l’aider à voir,
A la lumière de nos yeux, il se guidera,
Et peut-être, peut-être, il reviendra.
Souviens-toi, nous marchions tous les deux,
Au soleil et sous un ciel bleu,
Sur la même voie, et devant nous,
Sautillaient nos petites aux regards si doux.
André Morteau
Mon rêve le plus cher.
Mon rêve le plus cher.
Je voudrais être poseur d’air pur
Et avaleur de pollueurs,
Même si je dois briser des murs,
Trouver de l’ozone à toute heure,
Etre épongeur de ruisseaux,
Plus pure et plus propre notre eau !
Gros résidus, petits déchets,
Disparaissez à tout jamais !
Je voudrais être lanceur d’éclairs,
Inviter la pluie, le tonnerre
A lutter contre le feu,
Laisser les sapins vivre heureux.
Je voudrais être filtreur de bruits
Et fermer mes oreilles aux cris,
Les ouvrir aux chants des oiseaux,
Du Mozart, mais pas de moto !
Eviter que poussent les usines
Pour que le monde ait bonne mine,
Devenir ouvreur de cages,
Les beaux oiseaux dans les nuages !
Ma planète sa fâche en tremblant,
Elle réveille ses volcans,
Si j’étais un vrai ami,
J’arrêterais tous ses soucis.
Effacer tous les malheurs de la terre,
Les gommer pour des années-lumière,
Dessiner à la place des rivières,
Des prés, des fleurs et des forêts entières,
C’est mon rêve le plus cher !
André Morteau
Les fleurs
Les fleurs

C’est au printemps qu’elles éclosent
Qu’elles sortent en commun
Sous les paupières a demi closes
S’élèvent des odeurs de parfum

Sous des souvenirs de saisons
Nos esprits de réchauffent
Sans limites et sans questions
De ces mémoires en étoffes

On les aperçoit se transformer
Venant toutes d’une graine
Elles finissent par se changer
Et s’admirent comme des reines

Elles sont couleur et gaité
Sentiments de l’espoir
Elles poussent sans délaisser
Les cœurs emplis de noir
Surtout, ne les brusquer pas
Car elles reviennent de loin
Et ont traversé le froid
Pour renaitre dans vos mains

On ne les présente plus
Ces dames dans nos cœurs
Vous ne serais jamais déçu
Quand vous verrez les fleurs



André Morteau
J’ai un VIRUS.
Rose d’Amour
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Rose d’amour. Si chaque personne offrait une rose d’amitié… En écoutant l’autre… En ouvrant son coeur aux blessés de la vie… En partageant son avoir… En souriant aux visages ravagés… En tendant la main au désemparé… En offrant son bras au chancelant… En compatissant avec le souffrant… En chantant avec le comblé… En écrivant à l’oublié… En téléphonant à celui qui attend… En aimant le mal aimé… En réchauffant le sans-abri… En prenant dans ses bras un enfant… En embrassant un vieillard… En essuyant une larme à l’incompris… En respectant le marginal… En semant la joie au désespéré… En parlant à l’insultant… Alors, tout doucement la paix descendrait Et la terre deviendrait Un parterre de pétales d’amour ! ! !
(Auteur inconnu) |


















